L’essentiel
- Tambopata se rejoint depuis Puerto Maldonado : un court vol direct depuis Cusco, ou 465 km et environ 10 heures de route, puis de 30 minutes à 5 h 30 de bateau.
- Le Manu se rejoint par la route : 224 km et environ 8 heures de Cusco à Atalaya, puis encore 7 heures de bateau jusqu’à Limonal, où commence le secteur du río Manu.
- Le parc national du Manu est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987 et couvre plus de 1,7 million d’hectares, de plus de 4 000 m à environ 350 m d’altitude.
- Dans les deux aires, on n’entre qu’avec des opérateurs agréés par le SERNANP, et la majeure partie du Manu est une zone de protection stricte, sans tourisme.
- Le SERNANP recommande Tambopata de mai à octobre et le Manu d’avril à novembre ; il pleut de décembre à mars.
- Le Minsa demande de se faire vacciner contre la fièvre jaune au moins 10 jours avant d’aller en forêt, et les CDC recommandent un traitement préventif du paludisme pour Puerto Maldonado et les basses terres.
Dans ce guide
- Comment aller en Amazonie depuis Cusco : les deux itinéraires
- Qu’est-ce que la réserve nationale de Tambopata ?
- Qu’est-ce que le parc national du Manu ?
- Tambopata ou Manu : tableau comparatif
- Combien de jours faut-il pour la forêt amazonienne ?
- Quelle est la meilleure période pour aller en Amazonie depuis Cusco ?
- Santé : fièvre jaune, paludisme et moustiques
- Que mettre dans son sac pour l’Amazonie
- Voyager de façon responsable à Tambopata et au Manu
- Résumé : Tambopata ou Manu depuis Cusco
Depuis Cusco, deux portes mènent à l’Amazonie péruvienne. La plus rapide est Puerto Maldonado, la capitale de Madre de Dios, à un court vol direct ou à environ 10 heures de route ; de là, la réserve nationale de Tambopata se trouve à entre 30 minutes et 5 h 30 de bateau. L’autre est le parc national du Manu : 224 km et environ 8 heures de route jusqu’au port d’Atalaya, puis encore 7 heures de rivière jusqu’à l’entrée du secteur du río Manu. Tambopata tient en 3 ou 4 jours ; le Manu demande environ une semaine.
Depuis Cusco, on nous demande souvent laquelle des deux « vaut le plus le coup ». Les deux offrent une forêt amazonienne de plaine de tout premier ordre, avec des aras, des loutres géantes et des caïmans. Ce qui change, c’est le temps dont vous disposez, le nombre d’heures que vous êtes prêt à passer sur la route et sur la rivière, et ce que vous espérez voir. Ce guide compare les deux avec les données officielles du SERNANP, de l’UNESCO et du ministère de la Santé du Pérou, sans prix ni recommandation d’entreprise.
Comment aller en Amazonie depuis Cusco : les deux itinéraires
Vers Tambopata : avion ou route jusqu’à Puerto Maldonado
Puerto Maldonado est la porte de Tambopata. Il existe de courts vols directs depuis Cusco, l’option la plus confortable si vous avez peu de jours ; vérifiez horaires et fréquences auprès de la compagnie, car ils changent selon la saison. Par la route, selon le SERNANP, il y a 465 km et environ 10 heures par la route Interocéanique.
Depuis Puerto Maldonado, tout se poursuit en bateau. Le SERNANP indique ces durées jusqu’aux trois secteurs touristiques de la réserve :
- Secteur Sandoval : 30 minutes de bateau, puis 3 km de marche jusqu’au lac Sandoval.
- Moyen Tambopata (lacs Cocococha, Sachavacayoc et Condenado) : 3 heures de bateau et des marches sur des sentiers.
- Haut Tambopata (collpas de Chuncho et de Colorado) : 5 h 30 de bateau, en passant par les postes de contrôle de La Torre et de Malinowski.
Vers le Manu : une route à travers les Andes et des jours de rivière
On rejoint le Manu depuis Cusco par la route. L’itinéraire passe par Huambutío et Paucartambo ; jusque-là, environ 105 km de route goudronnée, en moins de deux heures et demie. Ensuite, une piste monte au col d’Acjanaco et redescend à travers la forêt de nuages jusqu’à Pillcopata et au port fluvial d’Atalaya. Au total, le SERNANP compte 224 km et environ 8 heures jusqu’à Atalaya.
D’Atalaya, on navigue sur le río Alto Madre de Dios jusqu’au poste de contrôle de Limonal, où commence le secteur du río Manu : 137 km et environ 7 heures de bateau. Si vous remontez la rivière jusqu’à Pakitza, ajoutez 98 km et de 4 h 30 à 5 heures, selon le débit. Il existe aussi un itinéraire depuis Puerto Maldonado : 180 km de route jusqu’à Boca Colorado, puis environ 7 heures de bateau jusqu’à Limonal.
La route du Manu traverse la puna avant de descendre vers la forêt. Si vous venez d’arriver à Cusco, acclimatez-vous d’abord quelques jours ; vous trouverez nos conseils dans le guide du mal des montagnes à Cusco.
Qu’est-ce que la réserve nationale de Tambopata ?
La réserve nationale de Tambopata a été créée en septembre 2000 par le décret suprême 048-2000-AG et couvre 274 690 hectares. Elle s’étend au sud du río Madre de Dios, entre les districts de Tambopata et d’Inambari, dans la province de Tambopata. Elle est gérée par le SERNANP, le service des aires protégées de l’État péruvien.
Le SERNANP la présente lui-même comme l’une des forêts les plus riches en biodiversité et, en même temps, les plus accessibles : le lac Sandoval est à une demi-heure de bateau d’une ville dotée d’un aéroport. Selon le SERNANP, la réserve compte quelque 600 espèces d’oiseaux, 169 de mammifères, 103 d’amphibiens et 103 de reptiles. Le climat est chaud et humide, avec une moyenne annuelle de 26 °C.
Que voir à Tambopata
- Collpas à aras : des falaises d’argile au bord de la rivière où se rassemblent chaque matin, si le soleil se montre, des centaines de perroquets, de perruches et d’aras pour manger une terre riche en minéraux. Les plus connues sont Chuncho et Colorado, dans le Haut Tambopata ; Chuncho dispose d’un affût pour observer sans déranger les oiseaux.
- Lac Sandoval : c’est le site le plus visité de la réserve. Il couvre 127 hectares, est bordé de palmiers peuplés d’aras, dispose d’une tour d’observation et abrite une population permanente de loutres géantes.
- Lacs du Moyen Tambopata : Cocococha, avec une famille de loutres géantes ; Sachavacayoc, qui doit son nom à la sachavaca, le tapir ; et le lac Condenado.
- Communautés ese’eja : le SERNANP propose des visites aux communautés natives de Palma Real, Sonene et Infierno.
La loutre géante (Pteronura brasiliensis), appelée ici lobo de río, est le plus grand prédateur des rivières et des lacs amazoniens. La voir chasser à l’aube sur un lac est l’un des grands moments de tout voyage en forêt.
Qu’est-ce que le parc national du Manu ?
Le Manu a été déclaré parc national en 1973, et l’UNESCO l’a inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1987. Auparavant, en 1977, l’UNESCO l’avait reconnu comme aire centrale d’une réserve de biosphère plus vaste. Le site a été agrandi en 2009 et couvre aujourd’hui, selon le SERNANP, 1 716 295 hectares, soit plus de 1,7 million, entre les régions de Cusco et de Madre de Dios.
Ce qui le rend unique, c’est son dénivelé. L’UNESCO décrit un parc qui va d’environ 350 m à plus de 4 000 m d’altitude : prairies de puna, forêt de nuages et forêt de plaine sur un même territoire. On y recense plus de 800 espèces d’oiseaux, au moins 200 de mammifères, 13 de primates et 8 de félins, dont le jaguar et le puma. La loutre géante et la harpie féroce y vivent aussi. C’est aussi le territoire de peuples autochtones, dont certains vivent en isolement volontaire ou en contact initial.
Les zones du Manu : où l’on peut entrer et où l’on ne peut pas
C’est le malentendu le plus courant. Beaucoup pensent qu’en descendant du col d’Acjanaco, ils sont déjà dans le parc national. Selon le guide du voyageur publié par le SERNANP, ce n’est pas tout à fait exact : vous êtes dans la réserve de biosphère du Manu. Le parc national en est l’aire centrale ; autour se trouvent les zones tampon et de transition, avec des villages comme Challabamba, Kosñipata ou Salvación.
Dans le parc, la zone de loin la plus vaste est la zone de protection stricte, une forêt intacte, sans tourisme. Seuls les chercheurs y entrent, avec un accès contrôlé, et les peuples autochtones y conservent leur mode de vie. C’est ce qu’on appelle parfois la partie « intangible » du Manu. Le tourisme se limite à de petites zones, que le SERNANP organise en trois secteurs :
- Secteur andin : le belvédère de Tres Cruces, célèbre pour ses levers de soleil sur une mer de nuages, et des sentiers dans la forêt de nuages. Il se visite en une journée.
- Secteur Pusharo : les pétroglyphes de Pusharo, dans le bassin du río Palotoa, près de la communauté native de Palotoa-Teparo.
- Secteur du río Manu : entre Limonal et Pakitza. C’est là que se trouvent les lacs Salvador, Otorongo et Brashco, avec des loutres géantes et des caïmans noirs, des collpas à oiseaux et à mammifères et des arbres de plus de 50 mètres. Le SERNANP recommande 6 jours pour cet itinéraire.
Pourquoi on n’y entre qu’avec des opérateurs agréés
Le règlement d’usage touristique du parc national du Manu prévoit que les services touristiques ne peuvent être assurés que par des titulaires de droits accordés par le SERNANP. La seule exception est Tres Cruces, dans la zone andine. Les groupes comptent au maximum 10 personnes par guide, et tout bateau touristique doit être autorisé. À Tambopata aussi, le SERNANP impose de passer par des opérateurs agréés.
Important : certains circuits vendus comme « Manu » ne parcourent que la zone tampon, le long de la route de Kosñipata et du río Alto Madre de Dios, et n’entrent jamais dans le secteur du río Manu. Ce n’est pas mal, mais ce n’est pas la même chose. Avant de réserver, demandez dans quel secteur vous entrerez et vérifiez que l’opérateur figure sur la liste officielle des opérateurs agréés par le SERNANP.
Tambopata ou Manu : tableau comparatif
| Critère | Réserve nationale de Tambopata | Parc national du Manu |
|---|---|---|
| Porte d’entrée | Puerto Maldonado | Atalaya, par la route depuis Cusco |
| Depuis Cusco | Court vol direct, ou 465 km et environ 10 heures de route | 224 km et environ 8 heures de route jusqu’à Atalaya |
| Dernier tronçon | De 30 minutes à 5 h 30 de bateau, selon le secteur | 137 km et environ 7 heures de bateau jusqu’à Limonal |
| Minimum raisonnable | 3 jours et 2 nuits ; 4 ou 5 pour les collpas du Haut Tambopata | Environ 6 jours pour le secteur du río Manu, selon le SERNANP |
| Altitude | Forêt de plaine, autour de 200 m | De plus de 4 000 m à environ 350 m |
| Ce qu’on y voit | Collpas à aras, lac Sandoval, lacs avec loutres géantes | Lever de soleil à Tres Cruces, forêt de nuages, lacs avec loutres géantes et caïmans noirs, collpas |
| Saison recommandée | Mai à octobre | Avril à novembre |
| Saison des pluies | Décembre à mars | Décembre à mars |
| Températures | De 10 °C à 38 °C | De 5 °C à 30 °C, à cause des zones d’altitude |
| Idéal pour | Peu de temps, première fois en forêt, familles | Plus de jours, nature presque intacte, voyageurs prêts à passer des heures en bateau |
Données d’accès, de saisons et de températures du SERNANP ; altitudes de PromPerú et de l’UNESCO. Les minimums pour Tambopata sont notre recommandation depuis Cusco, pas une règle.
Combien de jours faut-il pour la forêt amazonienne ?
Comptez toujours les jours de trajet, pas seulement ceux passés en forêt. Voici les durées qui fonctionnent le mieux selon notre expérience depuis Cusco :
- 3 jours et 2 nuits à Tambopata : vol aller le matin, lac Sandoval ou un lac proche, sortie nocturne et retour le troisième jour. C’est le minimum pour que le voyage en vaille la peine.
- 4 ou 5 jours à Tambopata : cela permet d’atteindre le Moyen ou le Haut Tambopata et de voir une grande collpa à l’aube.
- Le Manu en 3 ou 4 jours : on reste en général dans la forêt de nuages et la zone tampon. C’est beau, mais sans les lacs du río Manu.
- Le Manu en 6 ou 7 jours : le voyage complet, de la puna jusqu’au secteur du río Manu. C’est ce que recommande le SERNANP pour cet itinéraire.
Si vous voulez intégrer la forêt à un voyage avec le Machu Picchu et la Vallée sacrée, consultez notre itinéraire à Cusco en 3, 5 et 7 jours et ajoutez les jours d’Amazonie au début ou à la fin. Pour calculer le coût total, voyez le budget pour un voyage à Cusco et au Machu Picchu.
Quelle est la meilleure période pour aller en Amazonie depuis Cusco ?
Pour les deux aires, le SERNANP situe la saison des pluies de décembre à mars. Il recommande Tambopata de mai à octobre et le Manu d’avril à novembre. Cela correspond à peu près à la saison sèche de Cusco, détaillée dans le climat à Cusco mois par mois.
- Saison sèche : moins de pluie, des sentiers moins boueux et moins de risque que la pluie perturbe les trajets par la route.
- Saison des pluies : la forêt est plus verte, mais il pleut fort et souvent, il y a plus de boue et la route du Manu peut être coupée. Les collpas dépendent du soleil : par temps couvert, les aras viennent moins.
Ne vous fiez pas à la chaleur moyenne. Le SERNANP relève des minimales de 10 °C à Tambopata, et au Manu l’itinéraire commence dans la puna : prévoyez une couche chaude.
Santé : fièvre jaune, paludisme et moustiques
La forêt de Madre de Dios et les basses terres de la région de Cusco sont des zones à risque pour les maladies transmises par les moustiques. Voici ce que disent les sources officielles ; prenez-le comme une orientation, pas comme un avis médical.
Fièvre jaune
Les CDC américains recommandent le vaccin à tous les voyageurs à partir de 9 mois qui se rendent dans des zones situées sous 2 300 m à Madre de Dios, à Cusco et dans d’autres régions amazoniennes. Ils ne le recommandent pas si vous ne visitez que la ville de Cusco, le Chemin de l’Inca ou le Machu Picchu. Le Pérou ne l’exige pas pour entrer sur son territoire.
Le ministère de la Santé du Pérou (Minsa) considère Madre de Dios comme une zone d’endémie et demande aux voyageurs qui partent en forêt de se faire vacciner au moins 10 jours avant. Une seule dose protège à vie. Au Pérou, le Minsa l’administre de 15 mois à 59 ans, et ne l’administre pas aux plus de 60 ans, aux femmes enceintes ou allaitantes sauf avis médical, ni aux personnes allergiques à l’œuf.
Paludisme et autres maladies
Selon les CDC, le paludisme est transmis dans toutes les zones du Pérou situées sous 2 500 m à l’est des Andes, y compris la ville de Puerto Maldonado. Pour ces zones, ils recommandent un traitement préventif sur ordonnance, à commencer avant le voyage. Il n’y a pas de transmission dans la ville de Cusco ni au Machu Picchu. Les CDC signalent aussi un risque de dengue et d’autres maladies transmises par piqûre.
Important : prenez rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales au moins un mois avant le départ. On vous dira si vous avez besoin du vaccin contre la fièvre jaune et si un traitement préventif contre le paludisme se justifie selon votre itinéraire, votre âge et votre santé. Si vous partez ensuite vers un autre pays, vérifiez s’il exige le certificat international de vaccination.
Que mettre dans son sac pour l’Amazonie
La liste générale se trouve dans que mettre dans sa valise pour Cusco. Pour la forêt, ajoutez :
- Des vêtements à manches longues et un pantalon long, légers et de couleurs qui se fondent dans la forêt ; le SERNANP conseille le coton et d’éviter les couleurs vives.
- Un répulsif anti-moustiques et de la crème solaire.
- Des bottes en caoutchouc : le SERNANP les recommande pour marcher en forêt ; demandez si votre hébergement en prête.
- Une veste de pluie ou un poncho et un sac étanche pour l’appareil photo et le téléphone.
- Une lampe frontale pour les sorties nocturnes et les trajets avant l’aube.
- Des jumelles, qui font toute la différence aux collpas et dans la canopée.
- Une couche chaude, surtout pour le Manu et les jours de fraîcheur.
- Votre carnet de vaccination, si vous êtes vacciné contre la fièvre jaune.
- Des soles en espèces pour les pourboires et les petites dépenses.
Voyagez avec un sac à dos moyen et laissez la grande valise à votre hôtel de Cusco. Si vous arrivez à Cusco depuis Lima, aller de Lima à Cusco présente les options en avion et en bus.
Voyager de façon responsable à Tambopata et au Manu
Les deux aires protégées reposent sur un équilibre entre conservation et tourisme. Les règles du SERNANP et du règlement du Manu se résument ainsi :
- Ne faites appel qu’à des opérateurs agréés par le SERNANP. Le SERNANP attribue aussi le label « Aliados por la Conservación » (Alliés de la conservation) à certains opérateurs.
- Enregistrez-vous à chaque poste de contrôle et suivez les gardes du parc.
- Ne nourrissez pas les animaux, ne les poursuivez pas, ne les imitez pas, et ne faites pas de feu.
- Ne quittez pas les sentiers balisés et marchez toujours avec votre guide.
- Remportez vos déchets et évitez le plastique à usage unique.
- N’achetez ni animaux, ni plumes, ni peaux, ni objets fabriqués avec.
- Ne cherchez pas à approcher ni à contacter les peuples isolés du Manu. Le règlement l’interdit.
- Gardez vos distances aux collpas et sur les lacs. Les affûts et les catamarans sont là pour observer sans déranger.
Conseil : les collpas s’observent tôt le matin. Andina situe le meilleur moment entre 5 h 30 et 9 h, et le SERNANP précise que les aras viennent quand le soleil se montre. Choisissez un hébergement proche de la collpa et gardez une journée de marge au cas où le matin serait couvert.
Résumé : Tambopata ou Manu depuis Cusco
- Vous avez 3 ou 4 jours : Tambopata. Un court vol direct jusqu’à Puerto Maldonado et 30 minutes de bateau jusqu’au lac Sandoval.
- Vous voulez de grandes collpas : Tambopata en 4 ou 5 jours pour atteindre le Haut Tambopata, à 5 h 30 de bateau.
- Vous avez une semaine et aimez l’aventure : le Manu, avec environ 6 jours pour le secteur du río Manu, de la puna à la forêt de plaine.
- Toujours avec un opérateur agréé : le SERNANP l’exige dans les deux aires. Au Manu, demandez si vous entrerez dans le parc ou seulement dans la zone tampon.
- Meilleure période : de mai à octobre pour Tambopata et d’avril à novembre pour le Manu. Il pleut de décembre à mars.
- Santé : vaccin contre la fièvre jaune au moins 10 jours avant, avis médical sur le paludisme et protection contre les moustiques.
Questions fréquentes
Depuis Cusco, vaut-il mieux aller à Tambopata ou au Manu ?
Tambopata, si vous avez 3 ou 4 jours : un court vol mène à Puerto Maldonado et le lac Sandoval est à 30 minutes de bateau. Le Manu, si vous avez environ une semaine et voulez parcourir le passage des Andes à la forêt de plaine.
Comment aller en Amazonie depuis Cusco ?
Pour Tambopata, un vol direct jusqu’à Puerto Maldonado ou la route Interocéanique, environ 10 heures, puis le bateau. Pour le Manu, la route par Paucartambo et Pillcopata jusqu’à Atalaya, environ 8 heures, puis le bateau sur le río Alto Madre de Dios.
Combien de jours faut-il pour le Manu ?
Le SERNANP recommande environ 6 jours pour l’itinéraire du río Manu. Les circuits de 3 ou 4 jours restent en général dans la forêt de nuages et la zone tampon, sans atteindre les lacs du río Manu.
Peut-on visiter le Manu ou Tambopata sans agence ?
Non. Le SERNANP impose de passer par des opérateurs touristiques agréés dans les deux aires. Au Manu, la seule exception est le belvédère de Tres Cruces, dans la zone andine.
Le vaccin contre la fièvre jaune est-il nécessaire pour Tambopata ou le Manu ?
Il n’est pas obligatoire pour entrer au Pérou, mais les CDC le recommandent pour la forêt de Madre de Dios et de Cusco, et le Minsa demande de le faire au moins 10 jours avant le voyage. Consultez un médecin, car il n’est pas indiqué pour tout le monde.
Y a-t-il du paludisme à Puerto Maldonado ?
Selon les CDC, oui : il y a transmission dans les zones situées sous 2 500 m à l’est des Andes, y compris Puerto Maldonado, et ils recommandent un traitement préventif. Il n’y a pas de transmission dans la ville de Cusco ni au Machu Picchu.
Quelle est la meilleure période pour l’Amazonie péruvienne depuis Cusco ?
La saison sèche. Le SERNANP recommande mai à octobre pour Tambopata et avril à novembre pour le Manu, et situe la saison des pluies de décembre à mars.
Où voir des aras en Amazonie péruvienne ?
Aux collpas, des falaises d’argile au bord de la rivière où ils se rassemblent le matin quand il fait soleil. À Tambopata, les plus connues sont Chuncho et Colorado, à environ 5 h 30 de bateau de Puerto Maldonado.
Sources officielles
- SERNANP : réserve nationale de Tambopata (accès, secteurs, saison et opérateurs agréés, en espagnol) visitaareasnaturales.sernanp.gob.pe
- SERNANP : parc national du Manu (itinéraires, distances, saison et opérateurs agréés, en espagnol) visitaareasnaturales.sernanp.gob.pe
- SERNANP : guide du voyageur de Kosñipata, réserve de biosphère du Manu (2020, PDF) visitaareasnaturales.sernanp.gob.pe · PDF · Télécharger le PDF original
CuscoMachu PicchuVallée sacrée des Incas
Comment nous avons préparé ce guide
Écrit par Paul Pumalloclla · 17 ans dans le tourisme
- Sources officielles Prix, horaires et règles vérifiés auprès du ministère de la Culture du Pérou, du SERNANP, de PromPerú et des compagnies de train et de bus.
- Sources citées Chaque guide renvoie, à la fin, vers les sources utilisées.
- Toujours à jour Quand une règle change, nous mettons à jour le guide et sa date.
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